Le DICRIM : prévenir les risques majeurs

Les collectivités face aux risques
Comme l’Etat, les collectivités territoriales (communes, départements et régions) ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention des risques majeurs, ainsi que dans la gestion de ces risques.
 
Une série de dispositions législatives et réglementaires leur impose par exemple, d’informer préventivement les populations des risques majeurs auxquels elles pourraient être exposées (sur la base du Code de l’environnement, art.125–2).
Le maire se doit ainsi désormais de responsabiliser les citoyens exposés aux risques majeurs.
C’est la raison pour laquelle il lui est demandé de développer une série d’actions d’information préventive et de communication au niveau local passant notamment par la réalisation d’un Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) ou encore un Plan Communal de Sauvegarde (PCS).

Le DICRIM
DICRIMLe DICRIM est un document réalisé par le maire et consultable en mairie.
Il a pour objectif d’informer les habitants de la commune sur :
- les risques naturels et technologiques,
- les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde mises en oeuvre,
- les moyens d’alerte en cas de risque.

Il indique aussi les consignes de sécurité individuelles à respecter. Ces consignes doivent faire l’objet d’une campagne d’affichage organisée par le maire.
Près de 15 000 communes sont concernées par l’obligation de réaliser un DICRIM. Il s’agit de communes disposant d’un Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles, d’un Plan de Prévention des Risques miniers, de communes situées dans les zones de sismicité, etc. Cependant sur l’initiative du maire, un DICRIM peut être réalisé dans une commune en dehors de toute obligation réglementaire.
L'information donnée au public par le DICRIM comprend, entre autres : la description des risques et de leurs conséquences prévisibles pour les personnes, les biens et l'environnement, ou bien encore les mesures du Plan Communal de Sauvegarde.

Peste porcine : la préfecture communique

La peste porcine africaine [PPA] a été confirmée sur deux sangliers sauvages en Belgique.

Au vu des premiers éléments de l'enquête épidémiologique, l'ingestion de restes de nourriture laissés sur une aire d'autoroute pourrait être à l'origine de la contamination des deux sangliers.

Cette maladie strictement animale ne touche que les suidés (porcs et sangliers). La contamination du cheptel français aurait de lourdes conséquences pour la filière, notamment la fermeture du marché à l'exportation des viandes et des animaux vivants.

Les mesures de biosécurité obligatoires en élevages visent à éviter toute introduction du virus tant dans les élevages professionnels que dans les très petits élevages familiaux de un à cinq porcs.

La Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) rappelle l'importance de la stricte interdiction de donner des déchets alimentaires, y compris ses propres déchets, aux porcs et sangliers.